Face aux fractures territoriales et à la vacance subie, pensez printemps propose une ingénierie agile pour transformer les temps morts de la ville en lieux de projets vivants.

Nos territoires urbains et ruraux connaissent des fractures systémiques.

Les campagnes se désertifient, laissant derrière elles des espaces vacants, des ressources inexploitées et un sentiment d’abandon territorial.

En parallèle, pour répondre à la densification des villes, nombre de projets de réaménagements urbains activent ou accélèrent la gentrification de certains quartiers, engendrant parfois involontairement le déplacement de parties prenantes et populations déjà présentes.

Régulièrement, ces projets se déploient sans impliquer les usager·ères qui
font vivre les lieux au quotidien, sans réinvestir l’existant ni reconnaître les forces déjà en présence.

Or, si « le territoire est un espace culturel symbolique, façonné par ceux qui l’éprouvent au quotidien » 1 comme l’exprime le chercheur en aménagement du territoire François Pouthier, alors transformer le territoire sans ses composantes actives conduit à les déconnecter des lieux, contrevenant par là même à sa raison initiale d’exister.

Résultantes de ces trajectoires de projets, des « temps morts » urbains surviennent sous forme d’espaces en attente de mutation, qui freinent parfois la dynamique amorcée. L’ensemble de ces espaces suspendus, en milieu rural, urbain ou péri-urbain, nous apparaissent comme autant d’opportunités de se rassembler pour se projeter collectivement dans nos manières d’habiter.

En saisir l’usage permet, d’après l’architecte Sophie Ricard, d’accéder à des espaces identifiés par la population pour pouvoir « mettre à l’épreuve par l’usage des besoins issus de la société civile » 2, situés au sein des quartiers ou des villes concernées par les projets d’urbanisme.

Ces périodes d’entre-deux deviennent alors des occasions d’expérimenter,
de retisser du lien et de réactiver la confiance entre les acteur·ices du territoire, en les replaçant au cœur de la « fabrique urbaine contemporaine » avant d’en figer les plans. Sandra Mallet, chercheuse en aménagement de territoire et membre de la chaire fondamentale à l’Institut universitaire de France (IUF), invite elle aussi à cette mutation des modalités temporelles de l’urbanisme.

  1. in Portrait de l’artiste en passeur de territoire(s), 2012 ↩︎
  2. in L’hôtel pasteur, de la faculté dentaire à l’école buissonnière : un tiers-lieu multi-usages, l’Observatoire 2018/2 n°52 ↩︎

Incarner la transition

Qui sommes-nous ?

Denis Plancque, architecte de formation, peut compter sur ses 9 années d’expérience en tant qu’indépendant chargé des projets mêlant culture, concertation, participation, architecture et patrimoine.
Denis pilote ses chantiers et gère ses projets avec joie !
Martin Masséri est consultant et formateur indépendant en stratégie et développement commercial. Ancien chargé d’affaires en bureau d’études, il accompagne avec rigueur et enthousiasme optimisation et stratégie des organisations – y compris Pensez Printemps.
Oréa Coatanlem est issue des métiers de la culture et du social, et s’investit dans des projets de développement territoriaux, collaboratifs et inclusifs. Par son écoute active et sa capacité à fédérer, elle fait les liens utiles pour concevoir des actions adaptées.

Fort·es d’une vision commune, nous souhaitons incarner le passage d’une logique de planification à une logique d’urbanisme de projet, pleinement ancrée dans l’espace identifié avec et pour les personnes et structures qui le composent.

À rebours d’agences spécialisées qui délivrent des diagnostics de territoire, en complément de gestionnaires de lieux qui s’implantent plus durablement, pensez printemps est un catalyseur mobile, constitué d’un « noyau dur » opérationnel de concepteurs, maître d’œuvre, formateurs, coordinatrice de projets culturels et animatrice sociale, qui vient s’installer au sein de vos murs, temporairement, pour enclencher, outiller et accélérer les dynamiques in-situ.

Nous nous sommes constitués pour étudier et activer des projets de gestion transitoire sur ces lieux sous-exploités, délaissés du développement urbain, en créant du lien entre celles et ceux qui s’y inscrivent ou y souscrivent localement (habitant·es, institutions, entreprises, etc.). Ainsi, notre but n’est pas seulement d’aménager ces espaces, mais d’y développer l’implication collective par l’écoute des savoirs en présence et la mise en capacitation des personnes.

Une alternative aux groupements silotés

Là où les réponses à la gestion transitoire reposent le plus souvent sur des groupements ad-hoc entre architectes, paysagistes et maîtres d’œuvre, nous proposons une structure par essence pluridisciplinaire et à taille humaine :

→  une mobilisation immédiate et unifiée : notre équipe travaille ensemble à la base, garantissant un interlocuteur unique et une agilité totale sur le terrain ;

→  la fin de l’angle mort social et culturel : habituellement, les groupements se concentrent quasi exclusivement sur l’aménagement physique (le contenant). Nous intégrons nativement le volet stratégique, culturel, événementiel et social (le contenu) pour ne pas nous limiter à esquisser l’espace tel qu’il doit muter ;

→  de la conception à l’usage réel : en alliant les compétences de conception spatiale et d’ingénierie sociale dans une même offre, nous garantissons que chaque geste architectural est orienté par l’usage et l’expérimentation vécue, évitant ainsi les projets déconnectés des réalités des territoires.

Notre ambition est d’incarner une équipe de confiance présente sur le terrain.

Constituer un réseau

Agir en figure de proue

Si notre « noyau dur » opérationnel garantit une vision transversale et une réactivité immédiate, nous savons que chaque espace suspendu possède sa propre complexité. L’activation de territoire n’est pas une formule figée ; c’est un processus organique qui appelle parfois des compétences additionnelles.

Plutôt que d’imposer un groupement pré-établi, nous préférons identifier les besoins réels in situ. Lors de nos phases de rencontres, d’audit ou début de permanences, nous pouvons détecter des leviers spécifiques à actionner.

Qu’il s’agisse de mobiliser des métiers du réemploi, expert·es en urbanisme, des chercheur·euses ou des collectifs d’artistes locaux, nous savons convier
la compétence juste là où elle se trouve grâce à notre réseau – et au-delà.

S’engager davantage pour la maîtrise d’ouvrage

Nous pensons que cet engagement offre un équilibre idéal entre la richesse d’un écosystème élargi et la clarté d’un pilotage unique bien qu’interdisciplinaire :

→  figure de proue : pensez printemps peut assurer le rôle de mandataire en portant la responsabilité du projet, et coordonner les interventions extérieures ;

→  filtre de confiance : nous puisons dans un réseau d’acteur·ices déjà éprouvés ou sélectionnons de nouveaux partenaires sur des critères concertés ;

→  continuité stratégique : nous assurons que chaque intervention ponctuelle reste alignée avec l’objectif global d’activation et de préfiguration du site.

En tant que catalyseur mobile, nous ne nous limitons pas à répondre à un cahier des charges : nous constituons, pour vous et avec vous, la communauté de compétences nécessaire pour faire éclore durablement les potentiels de vos territoires au prisme des sujets et problématiques que vous rencontrez.

SAS pensez printemps + intervenant·es convié·es + MOA, maîtrise d’usage

Communauté locale compétente pour l’activation du site